Les petits plats du quotidien, qu’est-ce qu’on les aime ! Ratatouille, houmous, cheesecake et quiches, on ne s’en lasse pas. Et c’est vrai, les cuisiner, cela consomme de l’énergie. Ainsi, la cuisson représente environ 7% de notre facture d’énergie. Et ce n’est pas la seule source de consommation d’énergie en cuisine. Quelle est la consommation d’électricité et de gaz de la cuisine ? Comment diminuer l’empreinte carbone de sa cuisine ?  Le coach carbone d’ekWateur vous donne ses secrets pour allier gourmandise et économies d’énergie ! On va faire de vous un.e véritable cordon bleu (vert 😉).

Une personne est en train de cuisiner sur son plan de travail.

Électricité : quels postes de dépense en cuisine ?

Dans la cuisine, on trouve plusieurs postes de dépenses. On peut segmenter en trois notre consommation d’énergie en cuisine :

  • Le stockage des aliments, à savoir, la consommation du frigidaire et du congélateur ;
  • La cuisson des aliments au four, sur les plaques de cuisson ou au micro-ondes ;
  • La vaisselle à la main ou au lave-vaisselle puisqu’elle implique la production d’eau chaude sanitaire.

Ces postes de dépenses sont plus ou moins importants. L’Ademe considère que :

  • Un réfrigérateur consomme environ 200 kWh d’électricité par an. Pour un ménage au tarif bleu d’EDF en option base avec un compteur de 9 kVA, cela représente une dépense de 32,6 € par an ;
  • Un congélateur consomme 350 kWh d’électricité par an, soit une dépense de 57,05 €  ;
  • Le lave-vaisselle consomme environ 180 kWh soit 29,34 € à l’année ;
  • Les plaques de cuisson utilisent environ 130 kWh par an. Cela représente 21,19 € sur votre facture d’électricité. L’Ademe ne précise pas s’il s’agit de plaques vitrocéramiques ou à induction ;
  • Le four, que l’on utilise souvent moins que les plaques, présente une consommation de 110 kWh soit 17,93 € par an ;
  • Le micro-ondes consomme environ 45 kWh par an soit 7,33 €.

Au total, si l’on additionne le tout, ce sont 165,44 € annuels consacrés à votre cuisine. Ça c’est pour votre facture. Et pour la planète ? Quelles sont les émissions de CO2 produites par votre cuisine ?

L’empreinte carbone de la consommation en cuisine

L’empreinte carbone, c’est la mesure de tous vos rejets de CO2 liés à votre consommation. On peut la calculer pour une personne, un logement, un pays, alors, pourquoi pas pour la cuisine ? 

Vous allez voir l’équation n’a rien de difficile. 😉 Selon le rapport sur l’environnement de l’État français « Le contenu moyen d’un kWh d’électricité consommé est, en 2018, en France métropolitaine, de 57 gCO2e/kWh ». Additionnons tous nos postes de dépenses : 200 + 350 + 180 + 130 + 110 + 45 = 1015 kWh. On multiplie le résultat par 57. 1015 x 57 = 57 855 gCO2e. L’empreinte carbone de votre cuisine est de 57,855 kg équivalent CO2. À titre de comparaison, cela représente 300 kg voiture, soit un aller-retour Paris-Reims.

Réduire sa consommation d’énergie en cuisine

Pour lutter contre le réchauffement climatique et aussi pour notre porte-monnaie, on comprend l’intérêt de faire des économies d’énergie en cuisine. Et pour cela, il faut juste changer un peu nos habitudes.

En mettant en place de simples gestes, on peut diminuer l’empreinte carbone de sa cuisine. Par exemple, vous pouvez :

  • Dégivrer son congélateur et son réfrigérateur régulièrement. Vous pouvez faire jusqu’à 30 euros de gain sur la facture d’électricité. De quoi vous concocter plusieurs bons petits repas ;
  • Éteindre le four 10 minutes avant la fin de la cuisson. La chaleur reste présente donc autant en profiter gratuitement ;
  • Installer des plaques à induction plutôt que des plaques vitrocéramiques. Comme le rappelle l’Ademe « Les plaques de cuisson par induction permettent une économie d’électricité d’environ 20 % par rapport aux surfaces vitro- céramiques et de 25 % par rapport aux plaques de cuisson classiques » ;
  • Décongeler les aliments en les sortant du congélateur en avance pour ne pas utiliser le micro-ondes ;
  • Couvrir ses casseroles pendant la cuisson. C’est 4 fois moins d’énergie utilisée par cuisson ;
  • Utiliser le lave-vaisselle pour faire des économies d’eau. En effet, la vaisselle à la main consomme entre 10 et 40 litres d’eau par lavage contre 12 litres en moyenne pour un lave-vaisselle ;
  • Privilégier les recettes avec peu de cuisson voire pas de cuisson (Charlotte aux fraises, salades en tout genre, tiramisu, wraps, etc.) ;
  • Changer de fournisseur d’énergie. Opter pour une offre d’électricité verte et de biométhane permet de participer au développement des énergies renouvelables tout en payant souvent moins cher que le tarif réglementé. Écologique et économique, elle est pas belle la vie ?

Vous voyez réduire sa facture en cuisine, ça n’a rien de bien sorcier ! Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de la planète, on vous engage à manger végétarien.

En effet, la production de viande est plus énergivore que la production de végétaux. Selon la WWF, « produire   kg de viande de porc émet autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre ». Pour réduire son empreinte carbone, on fait donc baisser la part de produits carnés dans son alimentation.

Concrètement, on troque les andouillettes, boudins et autres aspics œufs-jambon (élu « pire plat du monde » depuis l’an 1419 😖) contre des gratins dauphinois, des fondues de poireaux et des lasagnes chèvre-épinards. 😋 Bien meilleur pour vous, vos papilles et la planète !

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