Vous avez déjà entendu parler de l’effet papillon ? C’est une théorie selon laquelle un battement d’ailes de papillon peut modifier la face du monde. C’est le cas du changement climatique. Ses effets sur la planète ont eu et auront des conséquences sur notre santé. Quel est l’impact du réchauffement climatique sur la santé ? ekWateur prend la température planétaire. 🌍

Un stéthoscope est posé sur un dossier, lui même posé sur un bureau.

Réchauffement climatique et maladies respiratoires

Aujourd’hui, 90% de la population mondiale respire un air pollué dû à un bilan carbone élevé. Cela est notamment dû à la production de particules fines par :

  • Les engins motorisés (voitures, motos, bus, etc.) ;
  • Les chauffages à combustibles.

Chaque année, la pollution de l’air est à l’origine du décès prématuré de plus de 7 millions de personnes. Parmi elles, 48 000 se trouvent France. Et le réchauffement climatique n’arrange rien. La hausse des températures aggrave de nombreuses pathologies respiratoires.

Comme le rappelle l’Organisation des Nations Unies, « les températures élevées augmentent également la concentration d’ozone, ce qui peut endommager le tissu pulmonaire et causer des complications chez les asthmatiques et les personnes souffrant de maladies respiratoires ».

Afin de lutter contre la pollution de l’air, pas de secret ! Il faut diminuer notre usage de la voiture au profit des mobilités douces. En optant pour le vélo, sur 5 km, on émet 0 g de CO2 et 0 g de particules fines. A l’inverse, avec une voiture thermique, on rejette 965 g de CO2 et « 6 000 000 000 000 particules par kilomètre pour les moteurs à injection directe en essence » ou  « 600 000 000 000 pour les diesels » selon le quotidien Libération. Pour notre santé, entre bicyclette et voiture, le calcul est vite fait ! 😉

Vagues de chaleur : les effets de la canicule sur la santé

Les vagues de chaleur correspondent à des températures anormalement élevées qui durent sur plusieurs jours consécutifs. Et les canicules tendent à devenir de plus en plus fréquentes.

D’après Météo France, « Alors que l’on comptait en moyenne moins de 5 jours de vagues de chaleur sur la période 1976-2005, on estime qu’il y a 3 chances sur 4 pour que ce nombre augmente au moins de 5 à 10 jours supplémentaires dans le sud-est et de 0 à 5 ailleurs à l’horizon 2021-2050 ».

Les canicules ne sont pas sans conséquences. Selon l’INSERM, la vague de chaleur de 2003 a engendré une surmortalité de 19 000 morts. En majorité, il s’agissait de personnes âgées, une population particulièrement fragile. 87% des personnes décédées de la canicule en Europe avaient plus de 70 ans.

Ces fortes chaleurs ne se produiront pas uniquement en France. Elles auront lieu un peu partout dans le monde. La conséquence ? Une hausse des sécheresses qui risque de mettre à mal l’agriculture mondiale. Le réchauffement climatique pourra donc avoir des impacts sur la faim dans le monde. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), si les émissions de CO2 se poursuivent, 600 millions de personnes supplémentaires pourraient être victimes de la faim à horizon 2080. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre ne répond donc pas seulement un enjeu écologique. C’est aussi un acte de solidarité à part entière vis-à-vis des populations les plus vulnérables (personnes âgées, victimes de la malnutrition, etc.).

La création de zoonose

Enfin, dernier impact du réchauffement climatique sur la santé : la prolifération de maladies vectorielles. Aujourd’hui, 20% des émissions de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation. Outre le réchauffement climatique, la déforestation met à mal les écosystèmes et favorise la rencontre entre l’humain et l’animal. Et ça n’a rien de bon ! En effet, la multiplication des contacts entraine la création de zoonoses.

On appelle « zoonoses » les maladies infectieuses qui se transmettent de l’animal à l’être humain. C’est, par exemple, le cas du VIH ou du coronavirus. Comme le met en exergue Greenpeace, « la déforestation, si elle n’est jusqu’à présent pas mise en cause dans l’épidémie de Covid-19, a toutefois contribué au développement de nombreuses maladies infectieuses, comme la malaria ou Ebola ».

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme (malaria) est responsable du décès de 409 000 personnes en 2019. C’est plus que la population entière de la ville de Nice.

Le réchauffement climatique pose donc de graves problématiques de santé publique au niveau international. Et s’il y a bien une leçon que nous avons pu tirer de l’épidémie de Covid-19, c’est qu’il faut savoir s’adapter et rester solidaires. Au quotidien, s’adapter ne veut pas forcément dire tout changer du tout au tout. Simplement, par quelques écogestes, on peut limiter ses émissions de gaz à effet de serre et œuvrer dans le sens de la santé. Manger moins de viande, changer ses habitudes de mobilité, mieux chauffer son logement, on vous donne plein de petits conseils sur l’application Coach Carbone d’ekWateur. Prêt.es à mettre son énergie au service de la planète ?

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