L’énergie primaire, c’est un peu le même principe que les couleurs primaires. C’est une énergie directement exploitable, dont on se sert pour elle-même ou pour produire d’autres énergies. On y a recours notamment dans la production d’électricité ou pour chauffer un logement. Quelles sont les énergies primaires ? Aident-elles à réduire notre bilan carbone ? Rejettent-elles des gaz à effet de serre ? En quoi diffèrent-elles des énergies finales ? Pourquoi les mesurer ? Le Coach Carbone ekWateur vous fait un portrait haut en couleur des énergies primaires !

Photo d'un soleil dans les nuages.

Définition d’énergie primaire

D’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), on peut définir l’énergie primaire comme « l’ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés ». Cela signifie simplement qu’on peut s’en servir directement. Il existe différentes sources d’énergie primaire :

  • Les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, etc.) ;
  • Les combustibles nucléaires ;
  • La géothermie, l’énergie des sols ;
  • Le bois et la biomasse ;
  • L’énergie éolienne ;
  • L’énergie solaire thermique ou photovoltaïque, etc.

La plupart de ces énergies sont thermiques, c’est-à-dire qu’elles génèrent de la chaleur. Il peut aussi s’agir d’énergies mécaniques, elles induisent alors un mouvement.

Énergie primaire et énergie finale : quelles différences ?

En général, on oppose l’énergie primaire à l’énergie finale. L’énergie finale est une énergie transformée. Cela concerne quelles énergies, alors ? 🤔 Tout simplement l’électricité, par exemple !

Et oui, l’électricité n’est pas présente naturellement. Il faut la fabriquer. Explications. Lorsque vous installez un panneau photovoltaïque, le rayonnement solaire (l’énergie primaire) vient taper dessus (rassurez-vous, ça ne lui fait pas mal 😉). Il produit alors de l’énergie électrique (énergie secondaire). Celle-ci passe dans le réseau et arrive ainsi jusqu’à votre lampe de chevet, votre frigo, etc.

Il est possible d’établir un rapport entre énergie finale et énergie primaire via un coefficient de conversion. Celui-ci dépend de l’énergie utilisée. Pour reprendre l’exemple de l’électricité, 2,58 kWh d’énergie primaire correspondent à 1 kWh d’énergie finale. En effet, il y a forcément des pertes d’énergie au cours des transformations.

À quoi sert l’énergie primaire ?

Le calcul de l’énergie primaire est très utile pour mesurer la performance énergétique des bâtiments. On s’en sert pour établir les critères des réglementations thermiques (RT), les normes des constructions neuves.

Ainsi, la RT2012 impose aux bâtiments neufs de consommer moins de 50 kWh d’énergie primaire/m2/an. C’est pas mal, mais on peut faire mieux ! C’est tout l’objet de la RT2020, qui pourrait entrer en vigueur à l’été 2021. Celle-ci devrait promouvoir les bâtiments à énergie positive (BEPOS).

Ces derniers sont des logements très performants. Ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Ils font preuve d’une grande qualité d’isolation, minimisant ainsi, les consommations d’énergie liées au chauffage, à la climatisation, etc. Dans le même temps, ils peuvent produire de l’électricité, notamment via des panneaux solaires, en autoconsommation.

L’émergence de telles constructions est une bonne nouvelle ! Cela permettra de diminuer l’empreinte carbone du secteur du bâtiment en France. En effet, comme le rappelle le Ministère de la Transition Écologique : « En 2017, le secteur résidentiel-tertiaire est le deuxième poste d’émissions de gaz à effet de serre de la France (20 % du total national) ».

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on peut vous dire que les bâtiments BEPOS raviront aussi leurs occupant.es ! Plus d’isolation, c’est aussi moins de kWh consommés. Cela signifie des factures d’énergie très réduites. Pas mal, non ? 😉

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