Un livreur deliveroo en vélo avec une faible empreinte carbone

Les livraisons de repas ont explosé depuis 2020, notamment durant la crise sanitaire. Vous n’allez pas nous faire croire que vous n’avez jamais commandé à manger sur l’une des nombreuses plateformes de livraison de repas à domicile (pas à nous 😉).

Eh oui, cette pratique est devenue très courante aujourd’hui. Vous connaissez donc sûrement Deliveroo, une entreprise britannique de livraison de plats cuisinés, qui opère dans de nombreux pays.

Cependant, savez-vous quel est l’impact sur l’environnement d’une plateforme comme celle-ci ? Quelle est l’empreinte carbone des livraisons à domicile et que fait Deliveroo pour tenter de la réduire ? On a mené notre enquête et on vous raconte tout !

L’empreinte carbone des livreurs Deliveroo

On n’y pense pas forcément, néanmoins, se faire livrer à domicile pollue. Eh oui, l’empreinte carbone de cette action n’est pas nulle. L’image du vélo qui s’affiche lorsque vous validez votre commande peut être trompeuse. En effet, de plus en plus de livreurs effectuent leurs courses en scooter pour de multiples raisons. Néanmoins, la loi évolue à ce sujet afin de préserver la planète. Nous vous expliquons tout en détail. 😊

Des livraisons Deliveroo qui polluent

Deliveroo, comme de nombreuses autres startups de la FoodTech, autorise ses livreurs à effectuer leurs livraisons en deux-roues motorisé. Ce type d’entreprise met généralement en avant le vélo dans leur communication pour son aspect écologique et pratique, toutefois, la réalité est tout autre. En effet, l’application laisse le choix aux livreurs du mode de transport.

Par conséquent, dans les grandes villes notamment, les courses sont principalement effectuées en scooter pour une question de rapidité, d’efficacité et de rentabilité. Les livreurs, étant payés à la course, favorisent le scooter car moins fatiguant, ils feront plus de livraisons. Selon le porte-parole de Deliveroo, les livreurs sont 50% à vélo et 50% en véhicules motorisés. Ces engins, nettement moins écologiques que le vélo, augmentent l’empreinte carbone des repas livrés.

L’État, conscient de ce problème, a publié le 5 avril 2022 un décret définissant les obligations environnementales à venir des entreprises de livraison à domicile employant plus de 50 travailleurs telles que Deliveroo, Uber Eats ou encore Just Eat. Première échéance au 31 décembre 2023, 20% des livreurs de ces plateformes devront recourir à des véhicules verts pour travailler, c’est-à-dire des vélos classiques ou motorisés à faible émission. D’ici 2030, la totalité des livreurs devront circuler en véhicules non-émetteurs de CO2, à savoir “À bicyclette 🎶”, pour reprendre notre cher Yves Montand.

Le “verdissement” de ces plateformes est également dû à une prise de conscience collective par rapport au changement climatique et donc une clientèle de plus en plus exigeante à cet égard. Ainsi, les applications auront aussi l’obligation de mentionner, au moment de la commande, le type de véhicule utilisé pour réaliser la livraison.

Deliveroo : ses initiatives pour compenser l’empreinte carbone des livreurs

Deliveroo est présent dans 100 villes de 12 pays différents. C’est en Belgique, au pays des gaufres et des frites (et d’Angèle, of course 😉), que Deliveroo a choisi Tapio, une start up belge, pour l’aider à compenser ses émissions de carbone résultant des livraisons. Cette entreprise a développé une plateforme de gestion de stratégie carbone pour les sociétés soucieuses de leur empreinte écologique. Ainsi, la filiale belge de Deliveroo a acheté des compensations carbone pour toutes les livraisons de 2021.

Ces dernières serviront à financer des cuisinières écologiques au Kenya pour les familles dans le besoin et également à réduire les émissions de gaz nocifs et la déforestation dans ce même pays. Au-delà de la bonne action, Deliveroo souhaite répondre à la préoccupation croissante de ses consommateurs-ices belges de protéger l’environnement.

Par ailleurs, ce service de livraison encourage ses coursiers à utiliser des véhicules neutres en carbone grâce à des partenariats avec des entreprises spécialisées dans les vélos électriques et/ou partagés.

L’empreinte carbone des repas Deliveroo

Les livreurs ne sont pas les seuls à jouer sur l’empreinte carbone de Deliveroo. En effet, on oublie souvent que les acteurs de la restauration livrée produisent beaucoup de déchets avec les packagings, les couverts, les sacs, etc. Deliveroo a toutefois déployé des actions pour réduire l’impact environnemental de ses emballages.

Le zéro déchet un enjeu pour les plateformes de commande de repas en ligne

En 2019, en France, plus de 200 millions de repas ont été livrés, ce qui représente plus de 600 millions d’emballages à usage unique qui ont fini dans nos poubelles, selon le ministère de la Transition écologique. Depuis février 2021, dix-neuf acteurs de la livraison de repas, dont Deliveroo, se sont engagés à réduire leurs emballages en plastique. Ainsi, depuis le 1er janvier 2022, 50% des emballages livrés sont sans plastique à usage unique, puis 70% à partir de 2023. Par ailleurs, les signataires de cette charte ont arrêté la livraison systématique de couverts et de sauce et promettent d’ici 2023 de bannir définitivement les sacs plastiques pour la livraison.

Au-delà de la réduction des contenants à usage unique, il est essentiel pour ses plateformes de travailler sur des contenants réutilisables pour éliminer les déchets liés aux emballages.

Deliveroo et ses stratégies pour réduire l’utilisation de plastique à usage unique

Deliveroo est conscient que passer au zéro déchet est un argument de vente et de fidélisation. En effet, les consommateurs-ices, de plus en plus responsables, sont en quête de solutions pour réduire leur impact écologique. C’est pourquoi cette application a mis en place un certain nombre d’initiatives pour répondre à ce besoin.

Tout d’abord, depuis quelques années maintenant, les restaurants partenaires de Deliveroo fournissent des couverts uniquement lorsque l’on en fait la demande. Ainsi, pas de gaspillage inutile et de la place économisée dans vos tiroirs. 😉

Ensuite, Deliveroo s’est associé à la start-up française barePack pour proposer à ses client-e-s une expérimentation de réemploi des contenants. Les consommateurs-ices doivent souscrire à un abonnement de 2€ par mois (ou 19€ par an) pour pouvoir par la suite se faire livrer leur plat dans un contenant réutilisable monbento®. Pour finir, la-le client-e dépose le contenant dans l’un des restaurants adhérents à l’initiative. La solution est gratuite et sans engagement pour les restaurateurs et même plutôt avantageuse financièrement.

Enfin, retour en Belgique où les actions sont multiples en faveur de l’environnement. En effet, la compensation carbone des livraisons de repas n’est pas la seule idée de la filiale belge. Deliveroo organise, depuis 2 ans dans la ville d’Ostende, un Beach CleanUp hebdomadaire durant l’été. Les volontaires obtiennent un code de réduction en échange d’un sac rempli de déchets ramassés sur la plage de cette station balnéaire. Par ailleurs,

Deliveroo est partenaire du groupe de réflexion The Recycling Network et l’entreprise d’emballages écologiques Bunzl pour tenter d’avoir un impact positif partout où il opère.

Et si les astuces zéro déchet vous intéressent, vous pouvez aussi consulter notre article à ce sujet 😉 : Les astuces zéro déchet.

Ainsi, vous voilà désormais incollable sur le bilan carbone de Deliveroo, pensez-y lors de votre prochaine commande. 😊

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