Selon l’ADEME, la pollution digitale, liée à nos usages d’internet représente aujourd’hui 4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la planète. Pour rappel, les émissions de GES sont responsables du changement climatique. Quand on pense usage d’internet, on pense forcément Google. Ce moteur de recherche fait partie de notre quotidien et comme chaque habitant.e du monde, une entreprise possède une empreinte carbone. Combien celle-ci émet-elle de CO2 ? Alors, quelle est l’empreinte carbone de Google ? Petit tour à la Silicon Valley ! 😉

Le moteur de recherche google est affiché.

Google, une empreinte carbone neutre

À première vue, pas facile de savoir comment Google peut émettre des émissions de CO2. C’est avant tout du fait du stockage des données dans les data centers. Ces serveurs gigantesques conservent des centaines de milliers de données. Ces centres de données permettent de répondre aux requêtes des internautes.

Pour fonctionner, ils ont forcément besoin d’électricité. Or, la production d’électricité est réalisée en grande partie par des énergies fossiles. D’après la BP Statistical Review of World Energy, 36,4% du mix énergétique mondial est porté par le charbon et 23,3% pour le gaz naturel. Leur combustion entraîne des émissions de CO2. D’après l’Ademe, 1 kWh d’électricité produit à base de charbon émet 1060 g de CO2 contre 7 pour l’éolien.

D’après Alex Wissner-Gross, chercheur à Harvard, une requête Google émet 7 grammes de CO2. 10 recherches sur Google émettent donc plus qu’un kilomètre fait à scooter (62 g).

Pour lutter contre le réchauffement climatique, Google a commencé par l’achat de crédits-carbone sur les marchés. Puis en 2011, Google a voulu aller au-delà de la « neutralité comptable » en investissant dans les énergies renouvelables. C’est ce qu’explique Fabien Vieau, Directeur du développement des data-centers en Europe, « ces dix dernières années, nous avons investi dans la création de parcs éoliens et solaires qui ne seraient pas forcément sortis de terre sans nous, ça nous a permis de faire progresser la décarbonation de notre consommation, et de compenser en énergie verte là où le réseau utilisait du gaz ou du charbon. Ça reste de la compensation, mais cette fois dans le monde réel. ».

Aller plus loin en 2030

Et le géant du web souhaite encore progresser dans le développement durable. À horizon 2030, il veut laisser de côté la compensation en étant connecté directement à des dispositifs d’énergie verte capables de répondre aux besoins de son activité.

C’est ce que met en avant Fabien Vieau, « on gérera l’énergie heure par heure, on saura même moduler la consommation des data-centres selon l’énergie décarbonée disponible ». Le travail des centres de données pourra être déplacé d’un point à l’autre du globe en fonction de l’énergie produite pour ne consommer que du renouvelable !

Cela nécessitera obligatoirement la construction et l’exploitation d’infrastructures de production d’électricité. Indirectement, selon Sundar Pichai, le président de Google,  cela devrait aboutir à la création de 10.000 emplois dans les énergies renouvelables d’ici 2025, parmi lesquels 2000 en Europe

Atteindre la neutralité carbone tous les ans, c’était déjà bien. S’engager à aller plus loin, c’était encore mieux. Et Google nous surprend encore en regardant… vers le passé ! En effet, Google a fait savoir qu’il a compensé l’intégralité de ses émissions de CO2 depuis sa fondation en 1998. C’est la première entreprise mondiale à accomplir cet exploit.

Engager des économies d’énergie

Enfin, Google souhaite proposer des services et outils pour permettre aux consommateurs et consommatrices de faire des économies d’énergie. Dans son rapport environnemental 2019, l’entreprise met par exemple en avant le thermostat connecté Nest.

Ce dispositif permet de piloter le chauffage à distance et d’adapter les températures d’un logement aux heures de présence et d’absence. Ainsi, on évite le gaspillage énergétique. Selon Google, en 2018, Nest aura permis une économie totale de 12 milliards de kWh d’énergie, soit plus que l’énergie utilisée par l’entreprise cette même année. Si Google arrive à réduire son empreinte carbone, pourquoi pas vous ? 😉 Alors bien sûr, il est évident que personne n’a les ressources de Google. Cela étant, à votre échelle vous pouvez faire bouger les choses. Et pour cela, pourquoi ne pas commencer par faire un petit bilan carbone avec le Coach Carbone d’ekWateur ? On vous donnera ensuite des solutions pour diminuer vos rejets de CO2. 😊

En savoir plus

©2022 Lempreintecarbone.fr Tous droits réservés