Poster une vidéo, changer de statut, commenter une photo, etc. sont des actions quotidiennes sur Facebook. On ne va pas se mentir on le fait tous et toutes. 😉 Et dans quelle mesure ces petits gestes consomment-ils de l’énergie ? Quelle est l’empreinte carbone de Facebook ? Quels sont ses engagements en matière d’écologie ? Petit tour du profil climatique de ce réseau social !

La page d'inscription de Facebook est représentée.

Empreinte carbone de Facebook : quelles émissions de CO2 ?

Selon le rapport environnemental du groupe, Facebook a rejeté 252.000 tonnes d’émissions de CO2 en 2019. Un chiffre qui s’explique avant tout par l’utilisation des data centers. En effet, les opérations liées aux serveurs émettent 207 000 tonnes d’émissions de CO2. Les bureaux, de leur côté, ont émis environ 44 000 tonnes de CO2.

Beaucoup ? Pas beaucoup ? Un score plutôt faible compte tenu du nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices. En 2020, 2,74 milliards d’usagèr.es utilisent chaque mois le réseau social. D’après Facebook, « les émissions annuelles par personne sur la plate-forme sont inférieures à l’impact carbone de la fabrication d’une tasse de café ».

Des émissions en baisse

La neutralité carbone n’est pas encore atteinte. Cela étant, les émissions de carbone de Facebook apparaissent comme relativement faibles. Depuis quelques années, l’entreprise a engagé une formidable réduction des rejets de CO2.

En 2019, le groupe a  affirmé avoir diminué de 59% des émissions opérationnelles de gaz à effet de serre (GES), par rapport aux niveaux de 2017. Cela est, avant tout, passé par une réduction des émissions liées aux data centers. Ceux-ci émettaient 568 000 tonnes de CO2 en 2017. Pourquoi ? Parce qu’ils consomment une quantité astronomique d’électricité.

À l’époque, les énergies renouvelables représentaient 51% du mix énergétique de l’entreprise. Le reste de la production d’électricité était assurée par les énergies fossiles, polluantes, et par le nucléaire. Le groupe a pris le chemin de la transition énergétique. En 2019, Facebook a atteint 86% d’électricité verte pour alimenter ses bureaux et ses centres de stockage des données.

Vers un mix énergétique 100% renouvelable

L’entreprise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son objectif ? Atteindre un mix 100% vert. Elle ne précise, en revanche, aucune date butoir. Elle annonce simplement que les « 17 data centers dans le monde entier » seront « bientôt alimentés à 100% par des énergies renouvelables ». On peut penser qu’elle atteindra cela d’ici 2030.

Pour cela, Facebook installe des infrastructures renouvelables directement sur le toit des centres de serveurs ou à proximité. Il travaille directement avec les territoires pour que le surplus d’énergie produit puisse servir à alimenter les bâtiments à proximité.

Par exemple, son centre de données à Odense, au Danemark, comprend une infrastructure permettant de capter et de fournir de la chaleur. Le projet permet actuellement de générer 100 000 MWh d’énergie par an, soit suffisamment pour chauffer 6 900 maisons dans la communauté voisine. Cela permet à la ville d’Odense de supprimer le recours au charbon à horizon 2022.

Réduire l’empreinte carbone des bureaux de Facebook

Si les data centers constituent l’élément le plus important des émissions de CO2, Facebook n’oublie pas pour autant l’empreinte carbone de ses locaux. Son but ?  Rendre les opérations plus durables en optimisant la consommation d’eau et d’énergie des bureaux. Pour ce faire, Facebook se base tout d’abord sur des certifications internationales. En 2019, l’entreprise a annoncé avoir bénéficié de la norme ISO 50001 pour tous ces bureaux britanniques et irlandais.

Grâce à la collecte de données et des analyses poussées, l’entreprise a mis en œuvre des solutions efficaces de gestion de l’énergie. Elles ont permis de réduire la consommation d’électricité et de gaz naturel des installations. D’autre part, Facebook fait aussi extrêmement attention à l’empreinte carbone de l’alimentation de ces employés. Pour réduire les émissions de CO2 liées à l’élevage, depuis 2020, chaque cafétéria du groupe propose au moins 50% de plats principaux en option végétarienne ou végane. En effet, il faut savoir que d’après la WWF « produire 1 kg de viande de porc émet autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre ». Reste à espérer que l’entreprise travaille avec des exploitations agricoles locales pour s’approvisionner en produits alimentaires.

Innovation et changement climatique

Enfin, Facebook cherche à mettre l’innovation au service de la lutte contre le réchauffement climatique. Pour cela, il se base sur sa grande force : la collecte des données. En agrégeant de manière anonyme et sécurisée des millions de données, il a pu lancer en 2019 « the Facebook Climate Conversation Map ». Il s’agit d’un planisphère permettant de recenser des informations sur les changements climatiques au niveau mondial.

Cet outil fournit des renseignements qui peuvent aider les ONG et/ou les gouvernements à définir des actions environnementales. Pour créer les cartes, un algorithme observe le volume quotidien du total des partages de posts et liens externes sur Facebook, ainsi que le nombre de partages et de commentaires et réactions aux liens. Puis, le système analyse tous les postes contenant les mots-clés « changement climatique » ou « réchauffement climatique » dans 21 langues. Cela permet de mesurer les prises de conscience et les discussions sur le climat d’un point de vue géographique. Vous faites partie de ces internautes intéressé.es par les changements climatiques ? Sachez qu’il est très facile de calculer votre bilan carbone personnel. On a créé pour vous une petite application bien pratique qui vous permet de déterminer votre empreinte carbone : le Coach Carbone d’ekWateur. Grâce à des conseils personnalisés, vous pourrez même réduire vos émissions de CO2 ! Pas mal, non ? On vous laisse partager l’info à vos ami.es sur Facebook ? 😉

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