L’Union européenne est née de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA). Ca vous rappelle vos cours d’histoire du lycée ? 😉 C’est donc, en partie, le secteur énergétique qui a uni l’Europe au début. Aujourd’hui, c’est un secteur challengeant pour elle, notamment dans la lutte contre les changements climatiques. En effet, l’énergie est l’un des postes d’émissions de CO2 qui pèse le plus sur l’empreinte carbone de l’Union européenne. On peut se demander quelle est l’empreinte carbone de l’Union européenne ? Quels sont les objectifs de réduction des gaz à effets de serre (GES) chez les Vingt-Sept ? ekWateur vous emmène faire un petit tour d’Europe.

Le drapeau européen est représenté sur cette image.

Union européenne : l’empreinte carbone par habitant.e

Selon Eurostat, l’empreinte carbone d’un.e habitant.e de l’Union européenne était portée à 7,2 tonnes de CO2 par habitant en 2014. Pour rappel, selon l’Insee, l’empreinte carbone se définit comme : « la quantité de gaz à effet de serre (GES) induite par la demande finale intérieure d’un pays (consommation des ménages, administrations publiques, organismes à but non lucratif, investissement), que ces biens ou services soient produits sur le territoire national ou importés ».

Celle-ci se segmentait en trois axes :

  • 1,6 t de COpar habitant. (t/habitant.e) liées à la consommation des ménages (usage de combustibles fossiles pour le chauffage et les véhicules particuliers ;
  • 4,5 t/habitant.e pour les biens et services produits dans l’Union européenne ;
  • 1,1 t/habitant.e du fait des échanges extérieurs, aux importations.

Les émissions liées à notre production interne sont donc les plus importantes. Et, c’est surtout dû à notre production d’énergie. Regardons cela de plus près.

L’électricité : impact carbone et disparités géographiques

La production d’énergie est le secteur qui émet le plus de gaz à effet de serre. D’après le journal « Toute l’Europe », il représente « 80% de l’ensemble des émissions totales de gaz à effet de serre de l’UE. »

À l’heure actuelle, c’est l’Allemagne qui présente le bilan carbone le plus élevé. À elle seule, elle émet 25.1% des émissions de CO2 de toute l’Union européenne (chiffres 2019). Et pour cause, en 2019, nos voisins outre-Rhin, avaient un mix énergétique porté, en grande partie, par les énergies fossiles :

  • 28,3% de la production électricité était basée sur le lignite et le charbon ;
  • 19,2% sur la combustion du gaz et du fioul.

Cela ne veut pas dire que l’Allemagne n’utilise pas du tout d’énergies renouvelables. Au contraire, c’est l’un des pays où l’énergie solaire est la plus développée (20,3% de la production d’électricité). Simplement, cela ne suffit pas à contrebalancer les énergies fossiles qui plombent son empreinte carbone.

À l’inverse, l’Autriche fait partie des meilleurs élèves. Elle représente 2% des émissions de CO2 de l’Union européenne. Alors évidemment, l’Allemagne et l’Autriche n’ont pas la même superficie ni la même population et cela joue bien évidemment sur leur consommation et notamment leur consommation de produits énergétiques.

Cela étant, l’Autriche a fait le choix de la transition énergétique. Selon France Inter, « en Autriche, 70% de l’électricité sont issus des énergies renouvelables ». Son mix est surtout soutenu par l’électricité d’origine hydraulique, qui représente 60% de la production totale.

Or, un kWh d’électricité produit par du charbon émet 1060 g de CO2 contre 7 g pour l’éolien et 6 g pour l’énergie hydraulique. Outre le côté environnemental, une production d’électricité verte, c’est aussi souvent moins cher. Si on reprend nos deux pays exemple, le prix du kWh est :

  • 0,201 euros TTC en Autriche ;
  • 0,3 euros TTC.

Le choix de la sortie des énergies fossiles s’entend donc tant au niveau écologique qu’économique. Chez ekWateur, on pense que c’est une bonne nouvelle. En effet, réduire notre empreinte carbone, c’est déjà bien. Et pouvoir réduire son empreinte carbone à petits prix, c’est encore bien mieux. Cela permet de faire rimer transition énergétique et gain du pouvoir d’achat ! 😉

Réduire l’empreinte carbone de l’Europe : les engagements de l’UE

L’empreinte carbone l’UE est donc de 7,2 t de CO2 par habitant.e de. À titre de comparaison l’empreinte carbone d’un. Français.e est de 11,2 t de CO2. Ces chiffres sont malheureusement incompatibles avec l’objectif fixé par l’accord de Paris. Celui-ci entend limiter le réchauffement climatique à 2°C à horizon 2100. Comme le rappelle le ministère de la Transition écologique en France, si nous voulions respecter nos engagements, « le ‘budget’ CO2 de chaque Terrien devrait être compris entre 1,6 t (hypothèse basse) et 2,8 t (hypothèse haute) de CO2 par an entre aujourd’hui et 2100 ».

C’est pourquoi, l’Union européenne s’était donné pour ambition de réduire ses rejets de GES d’au moins 40% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990 et d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Le Pacte vert, présenté en septembre 2020, va plus loin. Il remonte la barre à 55% d’émissions de CO2 en moins. Ce plan a été adopté par les 27 en décembre 2020.

Les propositions pour atteindre ce nouvel objectif seront définies en juin 2021. On peut penser que cela passera par un développement des énergies renouvelables. Pour l’instant, l’UE s’est engagée à porter à 32% la part des énergies renouvelables d’ici 2030 dans son mix électrique. Empreinte carbone des Français.es, empreinte carbone de l’Union européenne… ces données restent des moyennes. Si vous voulez en savoir plus sur vos émissions personnelles de CO2 et comment les réduire, on vous propose de se retrouver sur l’application Coach Carbone d’ekWateur. En deux ou trois clics, vous saurez tout ! On se dit à tout de suite sur l’app ? 😉

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