Mesurer son empreinte carbone, c’est regarder notre production de gaz à effet de serre (GES). Entrent en ligne de compte le CO2 émis sur le sol français et aussi les émissions liées à nos importations. Pour cela, on se base sur les consommations liées au logement, aux transports, à notre alimentation et à nos usages digitaux. D’après le Ministère de la Transition Ecologique, l’empreinte carbone des Français.es était de 11,2 t équivalent CO2 en 2018. Ce chiffre est-il élevé ? Quels sont nos principaux postes de consommation ? C’est parti, pour un tour de France des émissions de GES.

Vu en hauteur de la pollution de la ville de Paris. On y aperçoit au loin la tour Eiffel.

Empreinte carbone des Français.es : peut mieux faire !  

On l’a dit l’empreinte carbone des Français.es est de 11,2 t équivalent CO2 par an. Et comme le fait savoir le Ministère de la Transition Ecologique, « si le niveau d’émission de GES de l’empreinte carbone par personne reste relativement stable depuis 1995, il demeure incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris (COP 21) et un réchauffement limité à + 2 °C en 2100. »

L’évolution de l’empreinte carbone de la France reste stable alors même que nous sommes engagés à réduire nos émissions de GES de 40% d’ici à 2030. Il est donc grand temps de s’y mettre ! 😉 Et pour cela rien de mieux que de se donner un objectif chiffré. Selon le cabinet Carbone 4, il faudrait limiter notre empreinte carbone « à environ 2 tCO2e par personne et par an, d’ici 2050 ». Alors comment atteindre ce but ? Regardons nos postes de consommation et leviers d’action.

L’impact du transport

D’après le Ministère de la Transition Ecologique, « Le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France. En 2017, il représente 30% des émissions françaises de GES ».

Le trafic routier est le plus polluant. 56% de ces émissions sont attribués aux voitures des particuliers, 23% aux camions et 21% aux véhicules utilitaires légers.

Or, selon le Céréma, « en France, 1 trajet en voiture sur 4 fait moins de 3 km ». Pour réduire l’empreinte carbone des Français.es, le mieux reste d’opter pour une mobilité plus durable. Et pour cela, rien ne vaut le vélo. 🚴 En effet, 3 km, cela représente 10 minutes à bicyclette !  

C’est bon pour la planète, et c’est aussi bon pour votre portefeuille. L’utilisation d’une bicyclette, c’est sans carburant. 😉  Et, en prime, c’est bon pour votre santé ! Cela vous permet de faire du sport. Comme le rappelle la Fédération Française de Cardiologie, « 30 à 45 minutes d’activité physique modérée par jour (marche d’un bon pas par exemple) réduisent le risque d’accident cardio-vasculaire de 30% en moyenne ». Alors comme chantait Yves Montand « À bicyclette ! 🎶 »

Le logement : empreinte et impact carbone

Le logement et les bâtiments tertiaires représentent 20% de l’empreinte carbone de la France. En cause ? Avant tout le chauffage. Selon l’Ademe, celui-ci représente 60% de nos factures d’énergie.

À l’heure actuelle, sur 29,2 millions de ménages, 11 millions sont raccordés au gaz naturel et 3,3 millions de résidences principales chauffées au fioul. Le reste dispose d’un chauffage électrique ou au bois.

Or la production de chauffage, notamment via les énergies fossiles, génère énormément de CO2. Comme l’explique le magazine spécialisé, le Monde de l’Energie, « De son extraction jusqu’à sa combustion, les émissions de gaz à effet de serre du fioul s’élèvent à 466 kilogrammes de dioxyde de carbone par MWh produit, contre 180 pour le chauffage électrique et 222 pour le chauffage au gaz. »

Pour réduire son empreinte carbone, mieux vaut donc passer par une énergie renouvelable comme le biogaz ou le bois. Produites en France, ces sources d’énergie permettent de minimiser l’impact carbone du logement. En effet, elles évitent la production de dioxyde de carbone (CO2), liée à l’extraction des matières premières mais aussi liée aux importations. C’est ce que fait savoir GRDF, le gestionnaire du réseau de gaz naturel, « le contenu carbone du biométhane est ainsi environ 10 fois inférieur à celui du gaz naturel ».

À noter : l’électricité française est majoritairement produite avec de l’énergie nucléaire. Celle-ci a un bilan carbone faible. Toutefois, son empreinte écologique n’est pas bonne pour autant. En effet, elle produit de nombreux déchets radioactifs difficiles à traiter.

L’empreinte carbone de notre alimentation

Selon l’Ademe, « les émissions de gaz à effet de serre issues de l’alimentation des ménages en France s’élèvent à 163 Mt d’eqCO2, soit 24% de l’empreinte carbone des ménages en France (chiffres 2012) ». En effet, l’agriculture et les importations de produits alimentaires pèsent sur la balance.

Une personne française mange et boit l’équivalent de 2,4 kg d’aliments solides et liquides au quotidien. Parmi les aliments solides, on compte :

  • 2/3 de produits d’origine végétale (cela inclut les céréales, les légumes et les fruits) ;
  • 1/3 de produits d’origine animale (viande, produits laitiers, œufs, poisson, etc.).

Malheureusement, alors même que la France dispose d’une surface agricole permettant de répondre aux besoins de sa population, nous importons bon nombre de denrées alimentaires.

D’après l’enquête de l’Ademe, « Les fruits et légumes et les poissons et crustacés sont les produits dont la part importée est la plus élevée, qu’ils soient frais, congelés ou transformés. [Leur part] peut atteindre 40 à 50% pour les légumes (tomates, concombres, courgettes). »

Cette situation est notamment due à une mauvaise occupation des sols. En effet, notre consommation de viande et de lait utilise plus de 80% de la surface agricole utile à notre alimentation. Or, les émissions associées à la production de viande et produits laitiers sont très importantes. C’est ce qu’explique l’association à but non lucratif WWF. Selon elle, « produire 1 kg de viande de porc émet autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre ».

Dès lors pour faire baisser l’empreinte carbone des Français.es deux leviers d’actions peuvent être activés :

  • Manger moins de viande ;
  • Manger plus local en achetant uniquement des fruits et légumes produits en France.

Et, c’est encore mieux si vous pouvez vous tourner vers le bio ! En effet, les engrais dégagent bien souvent du protoxyde d’azote (N2O), un gaz responsable en partie du réchauffement climatique.

Et les usages digitaux ?

Enfin, quels sont les rejets de GES induits par la consommation d’objets numériques ? Selon un rapport du Sénat publié le 24 juin 2020, le digital représente 2% de nos émissions de dixoyde de carbone. Et « si rien n’est fait, en 2040, le numérique pourrait représenter près de 7% des émissions de GES françaises » ajoute l’analyse.

Cette empreinte carbone est majoritairement due à la fabrication et à l’importation de « terminaux » (70%). C’est le terme utilisé par les sénateurs et sénatrices pour parler des ordinateurs, téléphones, smartphones, etc.

Dès lors pas de secret, pour réduire l’empreinte carbone des Français.es, il faut engager chacun.e à garder son téléphone le plus longtemps possible, à le recycler et à acheter reconditionné. Ca fonctionne aussi bien et c’est bien moins cher ! Que demander de plus ?

Si vous souhaitez mettre en lumière vos propres pratiques, nous vous invitons à télécharger sur votre smartphone ou votre tablette (tous reconditionnés, on l’espère 😉), le Coach Carbone d’ekWateur. Vous pourrez faire un petit point sur votre empreinte carbone personnelle et découvrir des conseils personnalisés pour la faire baisser.

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