La convention des maires pour l’énergie et le climat est la « plus grande initiative urbaine pour le climat et l’énergie au monde » d’après Miguel Arias Cañete, Ancien Commissaire européen à l’Action pour le climat. Rien que ça ? Oui rien que ça ! Et plus concrètement, qu’est-ce que c’est ? On vous explique cela sur le champ ! 😉

La photo est un dessin. La planète terre transpire, des humains tentent de l'arroser pour la refroidir. Les usines fument, la banquise fond.

Convention des maires : un projet d’origine européenne

Fondée en 2008, la Convention des maires pour le climat et l’énergie est un rassemblement de collectivités territoriales. Son but ? Déployer au niveau local des actions en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Pour cela, elle se fixe les mêmes objectifs que ceux pris par l’Union européenne suite à l’Accord de Paris. Aujourd’hui, elle engage donc les collectivités locales signataires à diminuer leurs émissions de GES de 40% par rapport au niveau de 1990.

Cela passera notamment par le développement des énergies renouvelables. En effet, comme l’explique le site de la Convention des maires, « les signataires s’engagent à fournir à tous un accès à une énergie sûre, durable et abordable. Dans le contexte européen, cela signifie qu’il faut prendre des mesures pour réduire la précarité énergétique ». En cela, l’action menée par les mairies et communautés de communes a donc une visée écologique, mais aussi économique et sociale.

Une extension hors des frontières de l’Europe

Le projet a largement fait parler de lui et il a réussi à s’exporter au-delà du cadre de l’Union européenne. D’autres villes ont décidé de s’associer à la Convention des maires pour le climat et l’énergie. C’est, par exemple, le cas d’Oslo en Norvège ou de Genève en Suisse. Ce sont des exemples géographiquement européens.

Plus loin, le projet a séduit d’autres villes. Ainsi, Mérida au Mexique, Duhok en Irak ou encore Sidi Bel Abbès en Algérie sont aujourd’hui signataires de la Convention des maires pour le climat et l’énergie.

Ensemble, toutes ces villes collaborent pour réduire les émissions de CO2 sur leur territoire. Pour cela, elles ont mis en place une plateforme sur laquelle elles échangent les bonnes pratiques en matière de politiques publiques et d’action. La Convention des maires pour le climat met également en place des actions de sensibilisation aux problématiques environnementales. Pour n’en citer qu’une, on peut penser à la « Semaine franco-allemande de la transition énergétique » visant à renforcer les partenariats entre nos deux pays.

Et en France ?

La convention des maires pour le climat a-t-elle rencontré un grand succès dans l’Hexagone ? La réponse reste mitigée…

En France, la plupart des grandes villes et des villes moyennes ont rejoint cette convention. Paris, Amiens, Bordeaux, Orléans, etc. 184 communes sont signataires. C’est un bon début. Cela étant, on peut faire bien mieux. Rappelons qu’il y a tout de même 34 970 communes en France ! Et par rapport à nos voisins européens, nous faisons pâle figure. À titre d’exemple, l’Italie recense 5 014 entités signataires et l’Espagne 2 692. C’est vrai, nous avons une marge de progression. Et en cela les citoyen.nes ont un rôle à jouer ! Vous pouvez tout à fait écrire à votre maire en lui faisant part de votre souhait de voir votre ville actrice du développement durable. Prêt.e à laisser courir votre plume ?

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