🎶 Je reviendrai à Montréal, écouter le vent de la mer, se briser comme un grand cheval, sur les remparts blancs de l’hiver. 🎶 Les musicien.nes les plus aguerri.es auront reconnu la chanson de Robert Charlebois. Et oui Montréal, ça a l’air d’être une chouette ville ! Et c’est encore plus chouette quand on sait qu’elle a été le théâtre de la signature d’une grande action pour réduire les émissions de CO2. Sans plus attendre, ekWateur vous présente le Protocole de Montréal.

Dessin représentant le logo de recyclage sur la planète Terre. Derrière elle se trouvent des éoliennes. Devant se trouvent des arbres et une usine.

Le Protocole de Montréal : lutter contre les gaz chlorés

Comme l’explique le gouvernement du Canada, « le Protocole de Montréal est l’accord international qui assure la protection de la couche d’ozone par l’élimination graduelle à l’échelle mondiale des substances appauvrissant la couche d’ozone (SACO) ».

Signé le 6 septembre 1987 par 24 États membres des nations unies, le Protocole de Montréal fait suite a la convention de Vienne. Il engageait l’élimination des chlorofluorocarbures (CFC). Ces gaz fluorés servaient notamment à la production de froid. On les trouvait dans les systèmes de climatisation et les réfrigérateurs. L’objectif était d’atteindre une réduction de 50% de l’usage des CFC par rapport au niveau de 1986.

Cette lutte s’est poursuivie au niveau européen. En effet, depuis 2000, il n’est plus possible de commercialiser des CFC. Ces gaz doivent d’ailleurs être détruits depuis 2002.

Aujourd’hui, il rassemble 165 signataires. Les engagements des pays semblent avoir été respectés. C’est ce qu’affirme, Erik Solheim, responsable d’ONU Environnement. Selon lui, « le Protocole de Montréal est l’un des accords multilatéraux les plus réussis de l’histoire pour une raison ».

Le trou dans la couche d’ozone a diminué.D’après le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), « la couche d’ozone s’est rétablie à un rythme de 1 à 3% par décennie depuis l’an 2000 ». Alors oui, c’est peu. Toutefois, en incorrigibles optimistes, chez ekWateur, on trouve qu’un rétablissement qui va lentement mais surement, c’est mieux qu’un trou toujours plus béant  😉 D’après la convention nationale sur l’Ozone, à ce rythme celle-ci devrait être complètement rétablie à horizon 2060-2070.

De Montréal à Kigali : diminuer les recours aux HFC

« Chasser le naturel, il revient au galop ! » C’est aussi vrai pour la pollution. Si le protocole de Montréal s’est assorti d’une réduction de l’utilisation des CFC, il a fait exploser l’usage des HFC.

En effet, les hydrurofluorurocarbones (HFC) ont été utilisé pour remplacer certaines SACO. Ces gaz sont eux aussi des gaz réfrigérants. Et, malheureusement, ils sont 14 000 fois plus puissants que le CO2. Ce n’était donc guère mieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

C’est la raison pour laquelle a été adopté l’amendement de Kigali. L’accord pour l’élimination des hydrofluorocarbures signé à Kigali vise à réduire drastiquement l’usage des HFC dans le monde. Les engagements ? Une réduction 85% d’ici 2036 de l’usage des HFC dans les vieux pays industrialisés. Cet objectif devra être atteint en 2045 pour certains pays en développement (Chine, Brésil, etc.) puis en 2047 pour les pays du Golfe et l’Inde.

Cet accord entre en ligne avec les objectifs de l’accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement climatique à 2°C à horizon 2100. Selon le PNUE, « la mise en œuvre de l’amendement de Kigali pourrait permettre au monde d’éviter jusqu’à 0,5 ° C de réchauffement planétaire au cours de ce siècle, affirmant ainsi qu’il était essentiel de maintenir la hausse de la température mondiale sous la barre des 2 ° C. »

Quelles perspectives pour le combat contre le changement climatique ?

Si l’accord de Montréal est une réussite, c’est notamment parce qu’il ciblait une problématique bien particulière. « Le protocole de Montréal ne visait qu’une seule industrie : l’industrie chimique. Ça n’engageait pas tout notre mode de vie occidental et toute la production d’énergie. » expliqueSophie Godin-Beekmann, directrice de recherche au CNRS et présidente de la Commission internationale sur l’ozone.

En effet, la lutte contre le réchauffement climatique est bien plus large. Elle passe par un changement de notre manière de consommer. Et cela ne doit pas nous décourager ! Adopter un mode de vie plus écologique et réduire son empreinte carbone, ce n’est pas si difficile que cela. Ah oui ? Oui, on vous le promet !

Diminuer nos rejets de CO2, cela passe simplement par des petits gestes comme :

  • Opter pour une offre d’électricité verte et de biométhane. En effet, d’après la WWF, « 70% des émissions de CO2 sont liées à l’énergie ». Et bien souvent, les offres d’énergies vertes sont plus économiques que les offres classiques. De quoi faire baisser ses factures de gaz et d’électricité, tout en aidant la planète 💚 ;
  • Consommer moins de viande. En effet, la production de viande, toujours d’après la WWF, la production d’un kg de viande de porc équivaut émet autant de CO2 que 80 kg de pommes de terre. On remplace donc la tête de veau gribiche par une super salade de pommes de terre et haricot vert ! Vous allez voir, c’est bien meilleur en matière de saveur 😉 ;
  • Prendre l’habitude de sortir son vélo pour les petits trajets. En effet, 5 km en automobile, c’est 965 g de CO2, contre zéro à vélo. Et en plus, c’est excellent pour la santé. Alors, tous.tes en selle ! 🚴

Ce ne sont là que quelques exemples. Et, vous en conviendrez, c’est plutôt simple à mettre en place. Vous voulez creuser le sujet ? N’en dites pas plus ! On a développé une super application mobile pour cela : le Coach Carbone d’ekWateur. Pour ne pas vous spoiler, on vous laisse la télécharger pour l’essayer (et surtout l’adopter 😉).

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